domenica 23 febbraio 2014

Walking through



Le photographe tient dans sa main l’instantané permanent qui offrira un regard sur, qui captera ce moment invisible, inaudible. Qui, peut être, pourra voir quelque chose. Des yeux dans la nuit, des yeux de chat doublés d’une révélation en grain qui éclaircira le portrait pour en rendre les détails et les ombres. Qui peut voir cette danse qui mène à la vie ?

Dans sa « petite histoire de la photographie[1] », Benjamin cite Dauthendey « Au début, (…) on n’osait pas regarder longtemps les premières images ainsi produites. On était intimidé par la netteté des figures, et l’on croyait que les minuscules visages des personnes représentées sur la plaque pouvaient nous voir, tant la netteté et la fidélité inhabituelle des premiers daguerréotypes paraissaient à chacun stupéfiantes.[2] »

Reste à citer Diane Arbus qui parle de la photographie comme la preuve de quelque chose, étant ayant été pourrait nous dire Lacan.

« They are the proof that something was there and no longer is. Like a stain. And the stillness is boggling. You can turn away but when you come back they’ll still be there looking at you. What and who else is in the show ? »
 Diane Arbus, Revelations, 2003 – Random House



[1] Walter Benjamin, Petite histoire de la photographie In Sur la photographie, Edition Photosynthèse, Saint Etienne, 2012.
[2] Max Dauthendey, Der Geist meines Vaters, Aufzeichnungen aus einem begrabenen Jahrhundert, A. Langen, Munich, 1912. 

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